Janvier sans alcool terminé ? Les experts expliquent les bienfaits de réduire sa consommation d’alcool
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Janvier est en quelque sorte un mois consacré à une remise à zéro physique, mentale et émotionnelle, et l’une des tendances devenues de plus en plus populaires au fil des ans est le « Janvier sans alcool », c’est-à-dire le fait de renoncer à l’alcool pendant tout le mois de janvier et d’adopter un mode de vie sans alcool.
Cette année, j’ai eu l’impression que toutes les personnes que nous connaissions se lançaient dans le Janvier sans alcool. Soudain, notre agenda social s’est rempli d’activités saines comme un cours de cycling suivi d’un latte glacé à l’avoine, ou notre activité préférée, le brunch du samedi… mais à 10 heures au lieu de 14 heures.
Même si je n’ai pas entrepris un mois totalement sans alcool, j’ai considérablement réduit ma consommation, en ne buvant de l’alcool qu’au cours d’un seul repas par semaine. Une fois le « Janvier sans alcool » terminé, je me suis demandé pourquoi limiter ce changement de mode de vie au seul mois de janvier. Il a indéniablement été bénéfique pour ma santé mentale et physique. Je commençais vraiment à prendre le rythme de ce nouveau chapitre et je voulais en savoir plus sur la possibilité de suivre cette voie à long terme. J’ai donc décidé de contacter deux femmes extraordinaires qui défendent un mode de vie sans alcool : la fondatrice de Sober and Social, Emily Syphas, et l’experte en sobriété fonctionnelle Dr Brooke Scheller. Elles ont partagé leur histoire avec nous et, honnêtement, après les avoir lues, je me suis sentie tellement inspirée à continuer.
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Il est important de se rappeler que tout choix de mode de vie vous appartient. Il s’agit de trouver ce qui vous convient et vous fait vous sentir au mieux, et cela sera différent pour chacun. Certaines personnes peuvent constater que l’alcool n’a pas d’impact négatif sur leur vie et choisissent d’en profiter, tandis que d’autres peuvent limiter entièrement leur consommation. Pour l’instant, nous nous situons quelque part entre les deux. Quelle que soit votre décision, elle doit VOUS être bénéfique !
Janvier sans alcool et début d’un mode de vie plus ou moins sobre
Chaque fois que nous entendons des gens dire « Je ne bois pas » ou « Je ne bois plus », cela suscite généralement une avalanche de questions. J’avoue être toujours curieuse de savoir ce qui a poussé cette personne à suivre cette voie. Parlons franchement : en tant que société, nous sommes obsédés par l’alcool et en grande partie dépendants de celui-ci. Même si j’ai grandi au Moyen-Orient, où l’alcool est moins présent que dans de nombreuses autres régions du monde, il faisait tout de même partie de ma vie à l’adolescence et à l’âge adulte. Pour les personnes dont la religion n’interdit pas l’alcool, choisir de vivre sans alcool va à contre-courant, et je trouve cela extrêmement courageux. Il fallait donc naturellement que je demande à Emily et au Dr Scheller comment elles avaient commencé.
Emily nous a raconté son parcours : « Je m’étais enfermée dans un cycle malsain lié à ma consommation d’alcool et ma santé mentale n’était pas au beau fixe. Je savais donc que je devais apporter de grands changements et, pour moi, cela impliquait de vivre complètement sans alcool pendant une longue période. J’ai expérimenté différentes périodes de sobriété et je me suis toujours sentie beaucoup mieux ; je savais donc que c’était le bon choix pour moi. » Je me suis vraiment reconnue dans le témoignage d’Emily, car je connais bien trop le sentiment d’anxiété (l’anxiété liée à la gueule de bois). Et même au cours du mois dernier, vivre sans gueule de bois ni anxiété s’est littéralement révélé libérateur !
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Pour la Dre Scheller, sa décision d’arrêter l’alcool a été motivée par son bien-être physique : « En tant que docteure en nutrition, je savais exactement ce que l’alcool faisait à mon corps, mais il m’a fallu du temps pour finalement y renoncer définitivement. En fait, alors que je rédigeais un chapitre de manuel sur la consommation de substances et la nutrition, j’ai pu prendre du recul sur mes propres habitudes de consommation et constater à quel point l’alcool me freinait, tant du point de vue de mon bien-être que de ma carrière. Ce processus m’a non seulement aidée à bannir l’alcool de ma vie, mais il m’a aussi inspirée à développer une approche fonctionnelle pour aider les autres à faire de même grâce à la nutrition, aux compléments alimentaires et à d’autres méthodes liées au mode de vie. »
Si vous envisagez d’adopter un mode de vie sans alcool, prenez le temps de réfléchir. Demandez-vous : l’alcool a-t-il un impact positif ou négatif sur ma vie ? S’il est négatif, examinez ces moments plus en profondeur et demandez-vous pourquoi. C’est une excellente occasion de tenir un journal et de noter toutes vos pensées afin d’évaluer réellement cet impact. Ensuite, essayez de trouver une solution pour éviter ces situations. Peut-être détestez-vous la sensation d’avoir la gueule de bois ; la prochaine fois que vous boirez, limitez votre consommation et veillez à boire un verre d’eau entre chaque boisson alcoolisée. Ou peut-être que, la prochaine fois que vous sortirez avec votre bande d’amis, vous tenterez l’expérience sans alcool. C’est un processus fait d’essais et d’erreurs. Trouvez ce qui fonctionne pour VOUS !
Comment l’alcool affecte votre santé mentale et physique
Il est prouvé que l’alcool a un impact négatif sur votre santé mentale. L’alcool agit sur la zone de votre cerveau qui contrôle les inhibitions. Ainsi, même si vous pouvez vous sentir sûr(e) de vous, détendu(e) et moins anxieux(-se) sur le moment, les changements chimiques dans votre cerveau peuvent rapidement s’estomper et vous rendre irritable, déprimé(e) ou anxieux(-se), quelle que soit votre humeur réelle.
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Cela affecte également votre santé physique. À court terme, cela peut perturber votre sommeil et entraîner des nausées, des ballonnements et des migraines, autrement dit une gueule de bois. Cependant, à long terme, cela augmente le risque de problèmes de santé graves, notamment les maladies cardiaques, les AVC, l’hypertension artérielle, les maladies du foie et le cancer. En fait, selon l’Organisation mondiale de la Santé, la consommation d’alcool est un facteur causal de plus de 200 maladies et affections liées aux blessures. Elle peut également perturber vos taux d’hormones, aggraver le syndrome prémenstruel et entraîner des carences en vitamines.
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Même si nous ne nierions pas qu’il peut être difficile de vivre sans alcool ou presque sans alcool, pour beaucoup de personnes, et certainement pour Emily et la Dre Scheller, les bienfaits l’emportent sur les difficultés.
La Dre Scheller confirme : « Ma vie est tellement meilleure sans alcool. Tout ce qui concerne mon bien-être physique et mental s’est amélioré. Ma peau est plus nette, j’ai davantage d’énergie, moins d’anxiété, une plus grande clarté mentale et j’ai pu accomplir tellement de choses sans que l’alcool ne me freine. »
Emily rayonne : « Ne plus avoir la gueule de bois est ce que je préfère. Je me sens plus motivée, je dors mieux, je suis plus présente dans mes relations avec mes amis et ma famille, je me sens plus fiable et, globalement, je gère les hauts et les bas de la vie avec des mécanismes d’adaptation plus sains. »
Même après seulement un mois à réduire notre consommation, nous avons également constaté ces bienfaits. Rien de tel que de se réveiller un samedi matin en se sentant bien reposée et sans anxiété liée à la gueule de bois, avec des activités agréables prévues pour le week-end.
Les difficultés d’un mode de vie sobre
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Bien sûr, nous ne pouvons pas complètement ignorer les difficultés. La Dre Scheller nous rappelle : « Nous avons tous des journées difficiles et, lorsque l’alcool a été votre mécanisme d’adaptation, il peut être difficile d’apprendre une nouvelle façon de gérer les situations éprouvantes. » Toutefois, comme solution, la Dre Scheller déclare : « J’aime intégrer une méditation quotidienne pour m’aider à y faire face. Les envies d’alcool étaient également un défi au début, mais elles se sont atténuées avec le temps. »
Pour Emily, c’était plus complexe : « Ne pas boire a mis en évidence ma mauvaise santé mentale, et j’ai dû y faire face sans échappatoire. J’ai toujours accusé les gueules de bois, et je suis certaine qu’elles n’ont pas aidé, mais au final, même en vivant sans alcool, je peux traverser des moments très difficiles avec mon esprit. »
Cela a également un impact sur votre vie sociale, car entrer dans un contexte social où l’alcool est omniprésent peut sembler accablant et isolant. Emily a souligné « à quel point les situations sociales peuvent être épuisantes lorsque tout le monde boit et semble être sur une autre longueur d’onde que vous ».
Pour ma part, je me suis beaucoup reconnue dans cette situation : j’adore sortir, prendre un verre avec des amis et finir en boîte à danser toute la nuit. Cependant, après quelques soirées de ce genre sans boire, j’ai senti ma confiance en moi grandir et j’ai fini par être la première à entraîner les autres en boîte. Cela signifie aussi que je suis souvent la première à partir, mais je me sens toujours bien en sachant que le meilleur moment d’une soirée n’est jamais les deux dernières heures. Soyons honnêtes : pour beaucoup d’entre nous, cette partie n’est qu’un brouillard !
Conseils pour mener une vie sobre (ou presque)
Passons maintenant à la partie plus pratique de cet article : des conseils éprouvés pour mener une vie sobre ou plus ou moins sobre. Sérieusement, il y a de vraies pépites ici…
1. Souvenez-vous de ce que vous gagnez, PAS de ce que vous perdez
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Emily conseille : « Notez tous les effets négatifs que l’alcool a sur vous. Par exemple, une mauvaise nuit de sommeil, l’anxiété, les regrets, le manque d’argent, les mauvais choix, la gueule de bois, une mauvaise peau, de mauvais choix alimentaires. Ensuite, notez tous les effets positifs du fait de ne pas boire. Par exemple, se sentir plus motivé, avoir les idées plus claires, être [being] plus présent pour ses amis et sa famille, perdre du poids, économiser de l’argent, avoir davantage confiance en soi et se sentir plus positif. Cela vous aidera à prendre clairement conscience de ce que vous gagnez plutôt que de ce que vous perdez lorsque vous choisissez de ne pas boire d’alcool. »
Conseil de pro : Utilisez cette liste comme un rappel positif dans les moments difficiles. J’ai créé une note sur mon téléphone et je la consulte souvent. Vous pouvez également l’enrichir au fil de votre parcours.
2. Créez des amitiés avec des personnes partageant les mêmes idées
« C’est un élément essentiel, mais j’ai constaté que cela pouvait tout changer. Trouver des amis, des communautés et des groupes de soutien qui vous permettent d’échanger avec des personnes partageant les mêmes idées. Cela vous permet de parler à d’autres personnes qui comprennent votre parcours, donne une nouvelle dimension à votre vie sociale et vous aide à vous sentir moins seul(e) », explique Emily.
La Dre Scheller a même créé sa propre communauté de sobriété : Functional Sobriety. Elle recommande de « vous entourer de ressources sans alcool afin de pouvoir apprendre de personnes qui y sont parvenues avec succès ».
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Recherchez des événements sans alcool dans votre région et venez accompagné(e) d’un ami pour rencontrer des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt. Si vous n’êtes pas prêt(e) à participer à ce type d’événement ou si vous n’en trouvez pas près de chez vous, Emily organise également des événements en ligne : consultez donc Sober and Social pour plus d’informations.
3. Commencez à tester des alternatives sans alcool
Emily déclare : « Il existe tellement d’alternatives sans alcool étonnantes, qui restent absolument délicieuses et procurent le plaisir sans les effets indésirables ! Je vous suggère d’essayer Clean Co, Lyre’s, Pentire, Caleno, Lucky Saint, Real Kombucha, et French Bloom pour commencer ! »
Conseil de pro : Dans un contexte social, reformulez « Je ne bois pas » en « Je ne bois pas d’alcool », car cela peut aider à éviter que d’autres personnes ne vous incitent à boire. Ou, si vous sortez avec votre groupe d’amis, commandez une alternative sans alcool. Neuf fois sur dix, personne ne le remarque.
4. Redéfinissez ce que le plaisir signifie pour vous
La Dre Scheller et Emily soulignent toutes deux l’importance de trouver des loisirs et des activités amusantes qui ne tournent pas autour de l’alcool et qui correspondent à votre nouveau mode de vie.
Emily explique : « Vivre sans gueule de bois peut signifier que les boîtes de nuit et les bars n’ont peut-être plus le même attrait qu’autrefois (ou peut-être que si, mais c’est à vous de le découvrir). Je vous recommande d’explorer ce qui vous semble amusant maintenant que l’alcool n’est plus l’ingrédient principal. Cela peut être de vous lever plus tôt et d’aller à la salle de sport, de retrouver des amis autour d’un brunch, de réserver une randonnée, de trouver une fête sans alcool à laquelle participer ou de déguster le meilleur cocktail sans alcool de la ville. »
5. Profitez de matinées sans gueule de bois
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« Imaginez : plus de matinées embrumées, plus de sentiments de regret ou d’anxiété, et plus besoin de vous demander où tout votre argent a disparu. Vous vous réveillez frais, motivé et prêt à attaquer la journée », explique Emily. Nous devons l’admettre : nous adorons les matinées sans gueule de bois.
Pour profiter au maximum de ces matinées, Emily suggère : « Mettez en place une routine matinale. Pensez à dix minutes de méditation, une course de 20 minutes ou du yoga, puis notez cinq choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant(e). Cela a changé ma vie, et je vous garantis que cela vous aidera à rester sur la bonne voie ! »
6. Utilisez la nutrition pour guérir et aider à gérer les envies
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La Dre Scheller conseille : « Utilisez la nutrition à votre avantage pour vous aider à guérir des dommages et à corriger les carences causées par la consommation d’alcool. » Elle poursuit : « Les compléments alimentaires peuvent vous aider à gérer les envies si vous en ressentez. »
Le Dr Scheller a partagé un exemple sur son compte Instagram : « La consommation chronique d’alcool peut réduire le taux de magnésium dans notre organisme. Le magnésium est important pour gérer le stress, favoriser la relaxation, apaiser l’anxiété et réguler l’humeur. Il y a de fortes chances que vous soyez en carence (car entre 50 et 75 % de la population l’est). Par conséquent, les [supplements] de magnésium peuvent être un outil puissant lorsqu’on cherche à réduire ou à arrêter sa consommation d’alcool. »
Leçons de deux femmes abstinentes
Après avoir échangé avec le Dr Scheller et Emily, il est devenu évident que leur parcours n’a fait que les renforcer et leur a beaucoup appris en chemin.
Le Dr Scheller a déclaré : « La plus grande leçon que j’ai apprise, c’est que je suis suffisamment forte pour affronter la vie sans alcool. Je constate également que je profite davantage de la vie lorsque l’alcool n’entre pas en jeu, et j’ai compris que mes relations personnelles sont désormais plus profondes, plus saines et plus significatives. »
Quant à Emily, elle nous a confié : « Nous ne devrions pas avoir honte de demander de l’aide, car c’est l’un des actes les plus bienveillants et les plus courageux que nous puissions accomplir pour nous-mêmes. » Nous sommes entièrement d’accord.
Elle poursuit : « Lorsque j’ai commencé ce parcours, je m’inquiétais de ce que j’allais perdre, mais j’ai vite compris qu’il s’agissait de célébrer ce que nous gagnons et de revenir à notre véritable personnalité, authentique. »
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Mais surtout, Emily conclut : « Chaque personne est unique et il n’existe pas d’approche universelle lorsqu’il s’agit de réduire ou d’éliminer sa consommation d’alcool. Nous sommes tous différents et devrons trouver ce qui nous convient au cours de ce parcours. L’essentiel est de prendre conscience de soi, de rester curieux et de construire des bases fondées sur l’autocompassion. » Honnêtement, nous n’aurions pas pu mieux le dire.
Nos réflexions finales
Pour conclure, il est très clair que ce parcours ne va pas sans difficultés, mais qu’en fin de compte, il est gratifiant sur les plans mental, physique et spirituel. Si vous estimez que votre relation avec l’alcool n’a pas d’impact négatif sur votre vie, il n’est pas nécessaire de changer vos habitudes, sauf si vous souhaitez essayer.
Même si je ne vais pas arrêter complètement l’alcool, je vais certainement poursuivre mon parcours de réduction de ma consommation et approfondir ma relation avec l’alcool. Si vous êtes abstinent(e) mais curieux(se), n’hésitez pas à nous écrire dans les commentaires ci-dessous. Après tout, comme Emily et le Dr Scheller nous l’ont rappelé, tout est une question de communauté !
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